Day #4
Quelle journée ! Quelle journée... Il y avait d'abord ce campus en présence de Nathalie Baye, invitée d'honneur du festival. La discussion était animée par Jean-Pierre Lavoignat et ses questions consensuelles, on se serait cru à la télévision. Nathalie Baye est revenue sur sa carrière, ses choix, ses expériences. Les anecdotes qu'elle racontait à propos de Jean-Luc Godard étaient terriblement drôles. Elle expliquait qu'elle n'avait jamais su dire si le regard de Johnny Hallyday écoutant Godard (Détective) disait "c'est qui ce dingue ?" ou "écoutons c'est intéressant". On imagine la scène.
En sortant de la BNF à la fin de cette conférence, je me suis aperçu que La Frontière de l'aube commençait dans 15 minutes. Le drame est arrivé, plus aucune place de libre lorsque je suis arrivé aux caisses. Je me réjouissais hier à l'idée de voir enfin ce film qui avait tant divisé au festival de Cannes. Désillusion. J'ai donc été voir In Love we trust (ou Une famille chinoise) en présence du réalisateur et de la productrice, Un film correct qui a suscité l'amour de la salle au vue des interventions - je resterais plus en retrait. Une fillette est atteinte d'un cancer et seule une greffe de moelle osseuse peut la sauver. Les parents sont divorcés et chacun est en couple, ni l'un ni l'autre n'est compatible. pour la greffe. Les chimios ne sont absolument pas concluantes, il lui aurait bien fallu un frère ou une soeur pour lui sauver la mise, du coup. Seulement on est en Chine et la politique démographique de l'enfant unique ne permet pas vraiment ce genre de situations. On pense à Un Conte de Noël où les tests de compatibilité se succèdent - ici, non. Au contraire, il faut engendrer pour pouvoir sauver une vie. Je ne vous parlerais pas de la suite du scénario cas où vous voudriez voir le film, l'histoire étant assez rocambolesque, étrangement.
Pour couronner le tout, un problème technique a retardé la projection du film et je suis donc sorti en retard pour l'avant-première du Dernier maquis. Journée idéalement ratée, où la déception règne, encore jusqu'au moment où j'écris ces lignes. Je conclurais sur les mots devenus fameux de Truffaut selon lesquels le cinéma serait plus important que la vie. Je commence à y croire, petit à petit, cette idée me perturbe. Au cinéma les morts se relèvent.
Il faudrait aussi que j'écrive un billet sur le "pourquoi", ce mot virulent. C'est lorsqu'on exprime un ressenti, que notre interlocuteur lance un petit "pourquoi" pourfendeur qui marque un temps d'arrêt dans notre discours, qui nous oblige à revenir en arrière, à réfléchir sur les causes dudit ressenti. Le "pourquoi du comment"... Pourquoi ? C'est Lavoignat qui en usait avec excès face à N. Baye et un ami qui m'en a fait encore plus prendre conscience en l'employant innocemment. "Pourquoi" est terrible.
A demain. Demain ça sera mieux.
En sortant de la BNF à la fin de cette conférence, je me suis aperçu que La Frontière de l'aube commençait dans 15 minutes. Le drame est arrivé, plus aucune place de libre lorsque je suis arrivé aux caisses. Je me réjouissais hier à l'idée de voir enfin ce film qui avait tant divisé au festival de Cannes. Désillusion. J'ai donc été voir In Love we trust (ou Une famille chinoise) en présence du réalisateur et de la productrice, Un film correct qui a suscité l'amour de la salle au vue des interventions - je resterais plus en retrait. Une fillette est atteinte d'un cancer et seule une greffe de moelle osseuse peut la sauver. Les parents sont divorcés et chacun est en couple, ni l'un ni l'autre n'est compatible. pour la greffe. Les chimios ne sont absolument pas concluantes, il lui aurait bien fallu un frère ou une soeur pour lui sauver la mise, du coup. Seulement on est en Chine et la politique démographique de l'enfant unique ne permet pas vraiment ce genre de situations. On pense à Un Conte de Noël où les tests de compatibilité se succèdent - ici, non. Au contraire, il faut engendrer pour pouvoir sauver une vie. Je ne vous parlerais pas de la suite du scénario cas où vous voudriez voir le film, l'histoire étant assez rocambolesque, étrangement.
Pour couronner le tout, un problème technique a retardé la projection du film et je suis donc sorti en retard pour l'avant-première du Dernier maquis. Journée idéalement ratée, où la déception règne, encore jusqu'au moment où j'écris ces lignes. Je conclurais sur les mots devenus fameux de Truffaut selon lesquels le cinéma serait plus important que la vie. Je commence à y croire, petit à petit, cette idée me perturbe. Au cinéma les morts se relèvent.
Il faudrait aussi que j'écrive un billet sur le "pourquoi", ce mot virulent. C'est lorsqu'on exprime un ressenti, que notre interlocuteur lance un petit "pourquoi" pourfendeur qui marque un temps d'arrêt dans notre discours, qui nous oblige à revenir en arrière, à réfléchir sur les causes dudit ressenti. Le "pourquoi du comment"... Pourquoi ? C'est Lavoignat qui en usait avec excès face à N. Baye et un ami qui m'en a fait encore plus prendre conscience en l'employant innocemment. "Pourquoi" est terrible.
A demain. Demain ça sera mieux.

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La virulence du pourquoi
La virulence du pourquoi
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